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Taken from the SoS pamphlet: "Notes of Seduction"
1/ POURQUOI UN ETAT ET POURQUOI MAINTENANT ?
Utopies réalisées
Un Etat est la plus haute autorité existante car il est plus statique que n’importe quelle autre force qui influe sur nos vies. D’un autre côté, l’Etat subit lui aussi ces mêmes forces et reste en vain à la traîne par rapport aux développements culturels, scientifiques et technologiques. Les Etats de nos jours ont le statut d’utopies réalisées, de toutes utopies réalisées dans lesquelles nous devrions continuer de vivre paradoxalement, comme si elles n’avaient jamais vu le jour.
Lorsque les choses, signes ou actions sont libérés de leur concept, valeur, références, sources et désignation, elles pénètrent le royaume de l’auto-production sans fin.
Les choses continues de fonctionner mais leur idée même a depuis longtemps été oubliées, dans l’indifférence totale de leur contenu. Le paradoxe est qu’elles fonctionnent même mieux de cette façon. Depuis qu’elles se sont affranchies de toutes tendances qui leur étaient un jour spécifiques, elles peuvent désormais cohabiter au sain du même espace culturel. Et vu qu’elles nous touchent profondément, nous les acceptons sans aucune indifférence.
Une hypocondrie dévorante
Vu que la plupart des Etats ne peuvent plus s’attaquer mutuellement ni se détruire, ils se tournent automatiquement vers leur propre population et territoire et déclenchent une sorte de guerre civile contre ses fondements naturels : une hypocondrie de ce corps qui dévore alors ses propres organes. Si l’on considère le manque de stratégie politiques originales et l’impossibilité récurrente d’une administration sociale raisonnable, on s’aperçoit que l’Etat se dé-socialise de lui-même.
Il ne se concentre plus sur la prise de décision politique, mais bien plus sur l’extorsion de biens, la dissuasion et la simulation. Il crée une politique du désintérêt et du contentement.
Différences et déstabilisation
Il ne s’agit pas ici de réhabiliter ni de sécuriser le siège du concert des Droits de l’Homme, il s’agit de déstabilisation économique et gouvernementale. S.O.S. est comme un spectre dans les synapses de notre cerveau, un doigt posé sur la gâchette de nos missiles personnels. Comme une conséquence logique et créative de son processus artistique, S.O.S. a désigné un instrument capable de faire culminer le potentiel humain : l’Etat comme négation ultime d’un Occident civilisé.
2/ EN QUOI S.O.S. SE DIFFERENCIE-T’IL DES AUTRES ETATS, ROYAUMES OU COMMUNAUTES
Statut et Sabotage
Un Etat se développe à l’intérieur du langage social courant. Le recours légitimé à la stratégie et à l’exclusion détermine les pratiques sociales - institutionnaliser la Vérité et la Justice, mais au profit du fort. S.O.S. se désintéresse du programme d’un Etat, mais se penche sur l’analyse de ses conditions et statuts, et aussi sur les possibilités de sabotage. S.O.S. est une plate-forme des possibilités humaines au delà des barrières socio-culturelles historiques et contemporaines. S.O.S. ne s’intéresse pas à la romance sociale sous l’emprise du signe altéré d’un sceptre royal, ou d’un comité dirigeant, mais plutôt à une construction libre et dynamique de la vie.
Repousser les limites des « actions borderline »
Dans « Leaves of Grass », le poète Walt Whitman compare l’être humain à un simple brin d’herbe dans une prairie. Cette description figurée de la société américaine a été réutilisée par l’avocat constitutionnel Philip Bobbit, conseiller à la Maison Blanche. Dans son ouvrage intitulé « War, Peace and the Course of History », Bobbit distingue trois différentes représentations de l’Etat : la prairie, le jardin et le parc.
Le parc est strictement tenu dans un système ordonné, il correspondrait au Japon. Le jardin clôturé serait l’Allemagne, et son économie sociale de marché ; et la luxuriante prairie ne serait autre que les USA, ou plutôt ce marché ouvert et irrégulier sous hégémonie américaine.
Seulement cette prairie n’est pas uniquement peuplée d’Etats qui nous sont familiers. Récemment, une nouvelle espèce est apparue, et ce de plus en plus fréquemment : on les appelle les micro-nations. S.O.S. pousse les limites de l’activisme borderline à celles d’un Etat en formation. Il s’agit d’un parasite viral.
3/ EXISTE-T’IL UNE CONSTITUTION OU UNE LEGISLATION ?
L’éternel potentiel
A l’inverse des autres formes étatiques qui contiennent le potentiel humain tel du sang séché dans des codes de lois, le maintiennent sous contrôle, ou entreprennent la conservation sournoise de la balance des pouvoirs, S.O.S. se risque précisément à générer ce potentiel. State Of Sabotage opère dans l’ombre et pointe la lumière sur les asymétries propres aux termes de loi, sans pour autant en dicter de nouvelles. L’Histoire sans fin coule sous la stabilité du système légal. Il n’existe aucun champ relatif, le signifié transcendantal reste manquant : historiquement sans fin, éternellement ajourné.
Droits de l’Homme
SOS croit aux Droits de l’Homme. Ils sont de nos jours l’unique idéologie valable. Ils sont en quelque sorte le point zéro, la ligne directrice de l’histoire. Les Droits de l’Homme et l’écologie sont la mère du consensus, la dialectique des causes perdues.
La séduction comme règle
Le Bien ne vit que dans la dialectique du Bien et du Mal. Le Mal, du déni de cette dialectique, de la rupture radicale entre bon et mauvais, et de son autonomie. Alors que le Bon présuppose la complicité du Mal, ce dernier se suffit à lui même, irréconciliable. Il mène le jeu et il triomphe - le royaume de l’éternel antagonisme. Il n’y a pas de solution à l’incompréhension.
SOS a une règle, c’est qu’il n’y a pas de lois. La loi est le principe universel de compréhension, la régulation des différences... Tout ceci n’est que rationalité morale, économique et politique. C’est une norme qui implique une prédestination arbitraire. La loi n’est jamais indispensable, elle est basée sur un consensus. Une règle est quand à elle indispensable en tant qu’elle n’est pas un concept, mais une formalité qui régule le jeu, exactement comme la séduction. La séduction est la loi de l’Etat SOS.
SOS est un principe de vie, une alternative parallèle aux formes déjà existantes, aux développements et aux conflits imminents. Ce modèle traite des conflits de classification et d’interprétation sans abandonner le coté social, car arrivé à ce point, cela peut se révéler une zone de conflits décisive autant que tangible.
4/ L’ETAT EST-IL PERSONNIFIE ?
Une architecture décryptée
Si l’on croit à la conciliation et à la cohabitation sociale entre personnes civilisées, d’innombrable humains ont pourtant quitté leur lieu de résidence pour des pieds à terre étrangers et ont vécu leur existence en transitant entre des nations que nous qualifierons de sympathiques. Mais ceux qui ne sont attachés par aucune nécessité au même endroit ont été capables de former une nouvelle « Terre d’accueil », plus vaste, avec tous les atouts d’une nation civilisé. Cette « Terre d’accueil » fonctionne comme un musée ; elle rend homogènes des principes de construction autrefois diversifiés. Elle prône le principe de disparité des niveaux culturels en faveur de sa consolidation ; dans l’idée de l’Etat, les différences se transforment en des départements qui se fondent dans la même construction. Le citoyen d’S.O.S. est un architecte, et il/elle créer la résistance, évoquant le mythe fondateur comme un acte de conflit. Il/elle se rabat sur la société cryptée et son ordre visible.
Un Etat satellite
Avec leur corps et leur territoires personnels, les hommes sont eux-mêmes devenus des satellites. Le transcendantal est devenu l’exorbitant. Toutes les fonctions de la société se dissolvent et entrent en circulation. La Guerre, la monnaie d’échange, les techno-spheres, la communication : tout devient satellite d’un espace inaccessible, alors que le reste tombe dans l’oubli. Tout ce qui ne peut être élevé au rang d’orbite potentiel est brillamment négligé, comme si cela ne pouvait plus être référé à aucune transcendance. En cette ère d’apesanteur, le citoyen d’S.O.S. devient le miroir d’S.O.S. au travers de chacune de ses actions : il personnifie l’Etat.
S.O.S. subvient aux besoins d’une expansion et d’une re-détermination de l’ espace culturel, ainsi qu’à la cohabitation par l’infrastructure.
5/ QUEL EST LE MODELE D’UNE SOCIETE SELON S.O.S. ?
Le conflit comme dessein
S.O.S. est un dessein de vie , une alternative parallèle aux formes déjà existantes et aux développement des conflits imminents. Le model que nous adoptons traite des conflits de classification et d’interprétation, sans pour autant mettre le social de côté, car arrivé à ce point il peut être considéré comme une zone de conflits localisée, aussi décisive que tangible.
6/ EN QUOI RESIDE SON AUTONOMIE ?
Dislocation du temps social
L’imprévu et la subversion des attentes sont les sources de l’intelligence, de la culture, de la technologie et du progrès. L’autonomie est l’auto-régulateur du corps social, autant par son indépendance que par ses interactions avec les normes disciplinaires .
L’autonomie d’SOS signifie que la vie sociale n’est pas seulement dépendante des limites et régulations qui lui sont imposées par le pouvoir économique, mais également des dislocations internes, déplacements, réformes et dissolution qui caractérisent le processus de construction d’une société active !!!!! - lutte, privation, aliénation et sabotage, échappatoires de ce système dominant. L’autonomie est l’indépendance du social face au capitalisme. Le statut de SOS n’est pas déterminable car il est fait de ressources tangibles ; il signe ainsi sa reddition en contradiction au monde, à la société et à ses attentes. La vie du point de vu de la technologie ou de l’économie, n’est jamais complètement contrôlable, il s’immisce ainsi toujours un élément perturbateur, un acte potentiel de sabotage.
7/ EN QUOI RESIDE LA SUBVERSION DE ‘SABOTAGE’
Le discours
Le discours est de nature subversive ; il décapite le Roi. Sabotage dénonce toute forme de souveraineté.
8/ QU’ OFFRE LA CITOYENNETE D’ S.O.S. ?
Des responsabilités, le total contrôle de sa propre personne, et l’accès au dispositif d’ S.O.S. comme moyen de participation active.
9/ COMMENT VIT-ON EN TANT QUE CITOYEN DE S.O.S. ?
La formation de « l’humain » est à la base du concept. Aussi longtemps que les mouvements 'déconstructivistes' de l’être humain dépendant seront limités à la mémoire de l’Histoire, leur portée, leur activité et leur détachement seront entravés.
« Nous autorisons et consentons à abandonner à la personne ou au groupe ses droits a se gouverner seul à une condition : qu’il consacrent leurs droits à autrui. »
10/ POURQUOI Y A-T’IL UN PASSEPORT ?
Comme notre drapeau, les passeports sont significatifs de notre Etat, une documentation. Infiltration et détachement sont fondés par adaptation.
11/ QUELS SONT LES OBLIGATIONS ET DEVOIRS DES CITOYENS D’ S.O.S. ?
Un citoyen de S.O.S. rejète l’idée de frontières nationales, de dogme politique, d’exploitation et de fanatisme religieux.
Le citoyen respect et tolère les concepts et idéaux de S.O.S. ainsi que son histoire. L’union entre l’Etat et ses citoyens est le fondement d’une réussite basée sur la confiance, la balance des pouvoirs et l’intégrité. Le citoyen ne devrait jamais être prendre parti dans des conflits politiques secrets ou des disputes qui remettraient en question l’existence et la souveraineté de State Of Sabotage. Il en va de même avec le religieux, le racisme, la nationalité ou le système politique, qui ne sauraient constituer des motivations pour intégrer S.O.S. .
12/ POURQUOI DOIT-ON SPECIFIER L’ESPACE OCCUPE EN M2 SUR LES PAPIERS OFFICIELS ?
Le territoire qu’a investi ou loué le citoyen d’S.O.S. (appartement, maison, bureau, champ, garage, etc ) est enregistré dans le registre électronique de l’Ambassade d’S.O.S. . Chaque espace (ou planché) sera combiné à un autre pour former un tout qui sera placé sur le net en tant que carte de l’Etat. Le territoire géographique et géophysique de S.O.S. grandit grâce à chaque citoyen. Avec la prolifération des citoyens et de leurs territoires concrets, un plateau virtuel émerge peu à peu. Ce ‘plateau S.O.S.’ forme un continent tel un rhizome qui permet la communication entre chaque citoyen. Ici en contraste avec le territoire tangible de S.O.S. au Baldrockistan, un « Etat d’esprits » grandit telle une carte supranationale sans début ni fin, uniquement délimité par ses citoyens. Ceci est la réorganisation de l’équilibre au sain de notre monde social et de l’environnement dans lequel nous vivons.
L’ombre forme une alliance vivante.
Les parties individuelles du plateau S.O.S. sont le miroir des petites propriétés de chaque citoyen. Chaque segment porte le nom d’un citoyen, d’un pays, fournie une localité et des contacts.
Les données personnelles sont accessibles seulement pour les citoyens d’S.O.S. en entrant le code de leur passeport.
13/ S.O.S. OFFRE T-IL L’ASILE ET ACCEPTE-T-IL LES IMMIGRES ?
Quiconque a volontairement acquis la citoyenneté de S.O.S. en est un citoyen, un immigré et réfugié.
14/ COMMENT PEUT-ON S’ENGAGER ?
En utilisant activement les dispositifs d’ S.O.S. .
15/ PEUT-ON IMMIGRER DANS L’ETAT DE S.O.S.
En tant que citoyen de S.O.S., l’émigration est déjà opérée. La Province de Baldrockistan est destinée à des travaux ou retraites temporaires, ce n’est pas un endroit de résidence permanente.
16/ OU EST L’ETAT DE S.O.S. ET POURQUOI EST-CE UN TERRITOIRE REEL ?
La première Province
Baldrockistan se situe en Australie, à 2h et demi de route de la côte de Baron Bay (autrement connue ‘Surfer's paradise’). Le territoire s’étend entre Tenterfield et Stanthrope, à 3 km du Parc National de « Bald Rock » sur la frontière New South Wales - Queensland. Ce Parc National est un site de riche héritage et un des endroits les plus sains de toute l’Australie. La ville de Tenterfield est considérée comme le berceau de la civilisation australienne. Le ‘Rock’ est le plus haut monolithe de granite avec une hauteur de 1277 mètres au dessus du niveau de la mer.
Il s’élève à plus de 200 mètres au dessus de la végétation, mesure 750 mètres de long et 500 de large. Le Baldrockistan se situe 950 mètres au dessus du niveau de la mer et renferme un territoire de 650 hectares. Son paysage est remplie de canyons, arches de pierres, de zones d’écho et de kangourous. Un site naturel permettant la protection écologique de l’écosystème pour les générations présentes et futurs, qui fourni les bases pour des opportunités spirituelles, éducatives, récréatives et touristiques.
Etat de Nature
Les frontières de l’Etat sont clairement définies sur les cartes. Mais en réalité, le long des bords de ces frontières existent des petites bandes de terrains servant de zones intermédiaires qui n’appartiennent à personne. Une flore et une faune abondante peuple ce ‘No man’s land’, et seraient probablement des espèces en voix de disparition si elles ne logeaient pas dans cette bordure de l’Etat. Ces parcelles de terrains le long des bordures sont une allégorie de ce qui était possible quand l’Etat n’existait pas, et de ce qui est toujours possible lorsque des zones au delà de l’Etat peuvent être pénétrées (dans « Stalkers », le réalisateur Andrei Tarkovsky créer un symbole fort et permanent de cette idée avec la notion de « Zone »). Ces périphéries sont aussi un rappel incessant que les Etats sont un phénomène historique récent et que l’humanité a passé une part prédominante de son existence sans Etat ni frontières, au sens où nous les entendons aujourd’hui.
Dans son roman « Total War », Jerry Ahern établie que l’Amérique n’est pas un territoire géographique mais plutôt un concept. De même, State of Sabotage est en premier lieu une idée, puis un territoire. Tout comme les USA, State of Sabotage n’a pas de territoire définie, mais se caractérise par sa constance, sa théorisation et sa croissance illimité. Comme les USA en théorie, State of Sabotage n’a pas de population indigène, mais est ouvert à quiconque souhaite en faire parti. Contrairement aux USA, le territoire de State of Sabotage s’agrandit à la venue de chaque nouveau citoyen. Et à l’opposé de nombreuses micro-nations, State of Sabotage n’est pas une communauté purement virtuelle, mais elle annexe un vrai territoire.
17/ QU’ OFFRE LE BALDROCKISTAN ?
Un travail personnel de création contemporaine et des colloques dynamiques.
18/ QUELS SONT LES PLANS FUTUR CONCERNANT LE BALDROCKISTAN ?
Même si le statut territorial d’S.O.S. n’est que secondaire, le développement de son propre territoire au Baldrockistan a une signification spirituelle et récréative. L’endroit offre d’ores et déjà des logements, un réseau routier et une installation électrique excellents. Dans les prochaines années, des ateliers d’artistes et des projets artistiques devraient émerger en harmonie avec la Faune et la Flore, sans pour autant proposer un établissement permanent. Le Baldrockistan est une zone neutre. Tout comme les natifs et les visiteurs, l’Etat d’S.O.S. est un invité de ce territoire. Les terres sont utilisées et protégées en accord avec la nature, les aborigènes et les natifs.
Même dans les temps antérieurs, cet espace était un point de rencontre neutre et une zone de grande importance pour les deux tribus aborigènes qui l’utilisaient essentiellement pour des discussions, des rituels, et un passage au travers des frontières de leurs territoires. Baldrockistan va faire perdurer cette tradition, qui pourra offrir à ces visiteurs un havre de spiritualité et de récréation, en accord avec l’état d’esprit de chacun.
19/ PEUT-ON DISSOUDRE L’ETAT DE S.O.S. ?
Les Trois Clés
Chaque Etat est un modèle qui tombe en désuétude. S.O.S. est un processus limité dans le temps attendant sa propre transformation. Tout comme chaque Etat a un jour été fondé, il devrait aussi être possible de le dissoudre. Une seule personne peut dissoudre State Of Sabotage. Le Graal de S.O.S., forgé dans des temps reculés sous forme de Clé d’Eternité, a été cassée en trois morceaux éparpillés des trois côtés de la planète. Ces fragments du Graal demeurent dans les musée du Grand Nord et du Grand Sud du Monde, exposés dans des vitrines de verre. L’étranger qui prend possession des trois pièces renverse l’Etat de S.O.S. et le dissout d’un seul coup.
Maintenant, allez de l’avant et ne vous laissez pas attraper !
20/ ET A PROPOS DE L’HISTOIRE DE S.O.S. ?
L’engagement dans le retard
La condition propre à n’importe quelle histoire, son caractère indéfinis, est la perte irrémédiable, l’absence. Le temps est incapable de dissoudre sans recréer une nouvelle entité. La Némésis de l’Histoire est l’impulsion du déplacement. La résistance conservatrice pleure les pertes de l’Histoire et forme un mouvement de réanimation du sujet conscient et cohérent. Mais l’Histoire n’est pas la place du sommeil éternel. L’Histoire de S.O.S. est l’endroit du perpétuel retard. L’Histoire est une question d’engagement, pas de remémorer quelques morales rationnelles qui servent l’aube à l’horizon.

